Métal
Moins connu du grand public que la céramique, l’art du métal japonais moderne s’ancre pourtant dans une histoire tout aussi séculaire. Sous l’époque d’Edo, sa production se tourne principalement vers les armes et armures de samouraï, les objets liés au culte bouddhiste et la vaisselle usuelle. Le bouleversement de l’ère Meiji — abolition de l’ordre guerrier, promotion du shintoïsme par le nouveau gouvernement — précipite un renouveau : la production se réoriente vers l’exportation, et les techniques anciennes, loin d’être oubliées, sont mises au service d’objets d’art qui feront briller l’artisanat lors des grandes expositions internationales.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ces savoir-faire sont recensés et protégés, et aujourd’hui encore des artisans en perpétuent l’héritage. Des centres de production demeurent particulièrement actifs, à commencer par Takaoka, ville de fondeurs réputée pour l’incrustation, Tsubame, dans la préfecture de Niigata ou se trouve l’atelier Gyokusendo spécialisé dans le martelage, ainsi que la région d’Ishikawa, riche d’une longue tradition artisanale.
Tsukimi Gallery sélectionne des pièces en métal couvrant un large champ de techniques, où l’attention au détail et le savoir-faire des artistes se déploient dans cette discipline particulièrement exigeante.
- Tankin : le martelage, qui façonne la forme d’une pièce sans fusion ni moule
- Chūkin : la fonte
- Chōkin : la gravure et la ciselure, qui ajoutent motifs et reliefs sur une pièce métallique déjà formée. On y trouve notamment le katakiribori, technique qui grave la surface de lignes d’épaisseurs variées afin d’imiter le geste du pinceau, ainsi que le nanako-uchi, dit aussi ishime (granulation de surface), qui consiste à marteler de minuscules empreintes granuleuses dans le métal pour lui apporter une belle texture
- Zōgan : l’incrustation d’un métal précieux dans un autre pour créer un décor. Cette technique regroupe plusieurs variantes : l’incrustation en bas-relief (hira-zōgan), l’incrustation en haut-relief (takaniku-zōgan), l’incrustation polie (togidashi-zōgan), et le nunome-zōgan, qui consiste à marteler de fines feuilles d’or ou d’argent dans un quadrillage finement gravé à la surface du métal
- Chakushoku / patine : la coloration de la surface du métal par des réactions chimiques d’une grande précision
Affichage de 1–8 sur 11 résultats








